En route saison 2

Après 4 mois passés à la ferme du petit cromagnon, nous reprenons la route vers la Normandie où il me faudra de nouveau passer le contrôle technique.

Je leur fais tout de même une bonne frayeur. Je bloque mon démarrage comme ça on trifouille, on farfouille et on n’oublie pas de quoi je suis fait. Tu bidouilles un peu tu reprends les plans et comme ça tu de nouveau tu me connais. Et ouais c’était simplement ma pédale d’arrêt moteu qui était grippé, c’était génial !!!! Nous sommes le 19 février 2020 nous partons doucement mais dans le bus ils ne sont que 2 ! Et oui j’ai vu la voiture partir avec les 4 enfants, ils son chez les grands-parents. Bandes de veinards les parents sont en solo !

Mon moteur V8

Premier départ molo seulement une heure de route car cela fait 4 mois que je n’ai pas rouler. Direction Périgueux. C’est vrai qu’ils on l’air beaucoup plus zen. Où va t-on ? Direction Poitiers ! Ah oui d’accord les parents se font une escapades au Futuroscope parc sans les enfants ! C’était dingue arrivé là bas au bout de 2 grandes heures de trajet. Le parking sur lequel je devais me poser était fermé ou plutôt en travaux. Bah ça met un peu de piquant, de dernière minute c’est tendu et c’est toujours le même discours.

mais ils y sont quand même et il s’aiment toujours

Puis finalement hop direction Le Thuit-Anger. Entre temps nous avons rencontré un jeune garçon et sa mère qui ont gentiment déposé un coulis de fraise et un sirop mmmhhh ! Les parents ont succombé. Bon plusieurs fois ils se sont laissé aller je les ai vu revenir avec du pain et du chocolat à tartiner. C’est pas le tout mais j’ai un contrôle technique à passer moi ! Je ne veux pas vous mettre la pression mais je veux voir si vous avez pris soin de moi.

Arrivés à Thuit-Anger directement quelques travaux de dernière minute et Hop garage au même endroit que l’année dernière. On ne change pas un e équipe qui gagne. Le garage poids lourds bernayens. Et puis bah ! Je reste coincé dans le garage pendant 2 mois quasiment oui confinement même moi !

La yourte
la cueillette des fraises

Ca tarde pourtant la famille a hâte de repartir sur les routes je ressens jusqu’ici leurs ondes. Ce confinement Covid est pas bon pour les affaires. Bon aller c’et reparti ça y est le déconfinement à 100km c’est quoi ? Alors je veux faire 100km !!! Et voilà nous voici à LA Ferme du TANGA à Longny au Perche. Et là il y a un coup de foudre. Les 2 familles s’entendent à merveille ! Vais-je rester là encore pendant 4 mois ? Non. Il s’y passe beaucoup de chose, je vois énormément de fraise, des jeux, des travaux des belles nuits arrosées.

la ferme du Tanga

Mais on n’y restera pas 4 mois. Le lien d’amitié est tissé et l’envie de prendre les routes est bruyante. En attendant le déconfinement total les familles vont se promener. Les enfants auront le temps de découvertes autant pour les grands que pour les petits.

Parc animalier d’Ecouves

Et C’est PARTI !!! Déconfinement annoncé ! Direction La BRETAGNE ! En passant par Saint Denis sur Sarthon où les enfants découvrirons un méga super skatepark jump. Le bus passe mais pile poil.

Nous faisons la découverte d’une application vraiment sympa. C’est Geocaching à présent certaine ballade prenne une autre dimension. Bon parfois trop.

La chèvre angora

Nous faisons halte dans une ferme où la chèvre angora est splendide. Une belle balade en vue. L’animal star est l’âne d’où il tire leur lait pour en faire des produits. Les fruits de la balade sont récoltés et une description de certains arbres encore une fois oublié mais cela va certainement rentrer un jour.

Le lac de Saint Aubin à Pouancé
découverte de l’application Géocaching

Nous faisons halte obligatoire dans un lieu précis pour recharger en eau et décharger en eau sale environ tout les 4/5 jours pour être bien. Et là je ne sais pas où on est mais le lieu est sympa fleuri et ludique pour les enfants qui ont besoin de bouger. Bémol c’est que on dirait il y a personne dans ce village sauf une maison de retraite alors c’est étrange tout ces aménagements.

Promenade de cet étrange village mais sympa car arrêt pour l’eau et vidange.

Et nous arrivons pour la Bretagne par le nord de la Loire Atlantique où nous irons voir des plus anciens amis ce qui nous fera le plus grand bien.

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L’incroyable aventure en bus

Notre aventure en bus nommé la banane mais parfois Totobus et d’autres fois poussin. 6 en bus : Rémy, Anja : les parents et leurs enfants Eneko, Elliott, Eden et Ulysse. Un changement presque radical s’effectue lors de la décision. D’abord ils mettent au courant leur entourage, ce n’est pas facile car il y a eu de belles relations créées entre adultes et les enfants : les copains. Ils s’en iront mais reviendront évidemment les contacts ne sont pas coupés. Puis la famille. Des surpris mais pas tant que ça. Des inquiétudes évidemment mais surtout du respect.

Nous voilà de nouveau à Cuzac aux fêtes de fin d’année 2020

Ensuite s’envient la maison en location qu’il faut vider. Pour que plus tard cela rentre dans le bus. Alors vient l’apprentissage de la séparation « d’un million d’objet », cela paraît énorme en tout cas. Des peluches, un service à fondu, pleins pleins de livres, beaucoup de meubles, le canapé hyper stylé vert pomme et bleu ! Les doubles vêtements, la grande table de famille, les jeux d’extérieur, nos plantes, pleins de jouets, des CD collectors, des objets inutiles mais qui avaient une valeur sentimentale, des chaises, le frigo, le lave-vaisselle etc….

Puis la transition se fait en passant par par le biais des maisons des grands-parents en attendant les travaux. Ce qui évoque un déménagement, un changement d’école, pas d’installation définitive, pas d’achats inutiles surtout ceux qui n’iront pas dans le bus. Et alors en conséquence une autre façon d’être. . . Déjà la magie s’opère. L’attachement aux objets se ressent beaucoup. Au moins seuls ceux qu’ils ont gardé ont vraiment une valeur essentielle aux yeux ou au cœur. ils arrivent plus facilement à faire des concessions et l’espace restreint les y oblige.

Puis enfin l’emménagement, dîtes donc c’est petit ! Heureusement il fait beau et les enfants sont toujours dehors car les parents ont encore beaucoup à bricoler avant de s’engager sur les routes. Ils avancent lentement et s’agacent vite car tout le monde est pressé de prendre la route.

L’aménagement départ

Alors comment se passe cet incroyable voyage raconté par maman Anja.

La première partie : le commencement est raconté cela se passe tel que ça avec un sympathique trajet épisode 1 puis épisode 2.

Un an après Il sera temps de passer à l’étape supérieure. Nous avons pris nos marques et bien sûr il y a des hauts et des bas comme chez les sédentaires. Mais nous sommes nomades et l’esprit aussi y est. Lorsque nous nous réveillons nous faisons chaque matin notre lit et devons le replier ainsi que celui d’Eden sinon on ne peut pas circuler. Si nous avions l’intention de prendre un petit déjeuner seuls c’est souvent raté car l’odeur des tartines grillées, du café ou chocolat chaud réveille généralement rapidement au moins les petits. Et si ce n’est pas ça ce sera la porte du placard qui s’ouvre ou alors le sachet de brioche ou de céréales. Heureusement que le petit déjeuner peut selon notre gré traîner ou pas. Il suffit de dire : »bon allez aujourd’hui c’est dimanche ». Et on profite et de la boisson chaude et du câlin matinal. Seulement dommage que les enfants ne tiennent pas très bien leur tasse de chocolat chaud ! 😀

Nous consommons désormais beaucoup moins. Les objets à la mode suscitent aucunement notre intérêt on les voit et cela s’arrête là. Les achats compulsifs sont très rares et lorsqu’il y a eut méfait accompli ce sont toujours des objets utiles. Nous avons un petit frigo donc les courses sont en conséquence et nous préférons maintenant le marché que les supermarché. Nous consommons le plus possible local mais impossible d’arrêter le rhum, le café, les bananes, les oranges et clémentines et l’huile de coco, peut-être d’autres choses dont on ne se rend pas compte. Nos placards sont plus souvent vides que pleins pour ne pas stocker et risquer de perdre.

Nos enfants et nous même savons aller vers les autres, bon les deux plus petits pas tant que ça, un temps d’adaptation est demandé. Mais dans tout les cas nous avons appris à échanger, à dialoguer et à consommer le moment présent avec les gens que l’on rencontre et que nous allons quitter. Les enfants de bases s’adaptent très vite mais ils auront en plus leur yeux et leur curiosité de vouloir s’adapter à des routes, des villes à découvrir, des balades, des forêts, des fermes avec le respect des animaux, des cultures à respecter aussi des gens différents de nous et d’autres pareil. De nouer des liens et savoir dire au revoir.

Les routes sont toujours un moment d’appréhension : la peur protège du danger. C’est tout de même la maison et la famille qui roule sur le bitume et sur ces chemins parfois un peu trop pentus. Mais souvent ça vaut le détour. Parfois non. Mais Papa le chauffeur a quand même pour sûr beaucoup plus d’assurance, « il maîtrise c’est sûr ! »

Nous avons rencontré des gens, des amis, des paysages et oui la vie nomade est riche.

Nous avons approuvé de loin notre choix et aussi douter de notre choix. Mais finalement je pense que tous ça c’est normal tout le monde se remet en cause et se pose des questions.

Nous avons pu visiter différents lieux de France. La ville, la moyenne campagne, la petite campagne. Les montagnes, les vallées, la mer, les musées, les bibliothèques, les parcs, les forêts, les châteaux, les randonnées, les fermes bref tellement de choses qui se présentaient à nous. Nous avons pu nous faire des connaissances et des amis, des rencontres inattendues, des découvertes et nous nous sommes rencontré nous même aussi.

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Devine ce que c’est

Ils peuvent y jouer seuls s’ils sont au moins deux.

Il faut :

Un sac opaque en tissu de préférence

Un joueur va chercher un objet de la maison le cache à l’intérieur du sac. L’autre joueur va essayer de le deviner grâce au toucher en mettant sa main à l’intérieur du sac. Trouvé ? ! Bravo à l’autre alors ! Ou alors plus dur.

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Molky version 3 niveaux

3 enfants : enfants 1 : 3 ans et demi qui sait reconnaître les chiffres, enfant 2 : 7 ans et demi qui additionne vite et enfant 3: 9 ans et demi qui multiplie vite. Ou pas… bon il faut que vous soyez là.

1 jeu de Molky

Alignez les bâtons de molky dans l’ordre croissant en utilisant le bâton à lancer en tant que bâton zéro.

Placez les enfants en ligne à peu près 8 mètres en face. Vous pouvez toujours les décalez d’un mètre ou deux selon le niveau que vous évaluez

Ils devront aller chercher la bon bâton de molky selon l’opération que vous allez émettre.

Exemple : vous dites au et fort « 3 et 6 »

enfant 1 devra aller chercher le bâton 3 et le bâton 6, enfant 2 devra aller cherche bâton 9 (3+6), enfant 3 le bâton 1 et bâton 8 (3×6=18, 1 et 8)

Attention des fois il faudra se battre pour le même bâton.

Pour les points gagné à vous de voir ce qu’il vous convient. Selon le critère : le premier revenu, la bonne réponse, erreur, le dernier arrivé mais bon.

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La ferme de François

Le petit Cromagnon

Le Petit Cromagnon

Nous avons eu l’adresse grâce a un des habitant de Kuna Yala été 2019. Nous avions déjà pris contact avec François pour venir, il nous accueille avec plaisir, puis nous avons reporté au gré de nos avancés kilométriques et projets imprévus. Finalement l’arrivée de la pluie a eu raison de nos visites et découvertes. Il était temps de se poser un peu, de souffler et de préparer le bus pour l’hiver, car pour le moment il n’était pas de chauffage digne. Alors c’est parti ! Direction Le Petit Cromagnon pour quelques semaines.

Arrivés là bas, il pleuviote et la brume nous accompagne.

Pour y arriver nous avons dû passer par quelques routes de campagne où nous espérions ne croiser personne, puis après cette difficulté on ajoute une pente et les bois comme ça pas de visibilité, c’est encore plus chouette ! Surtout que l’on arrive à la fin de la journée donc il est temps.

Puis enfin nous arrivons au « quartier ». Pour accéder à son portail il y a un chemin caillouteux et boueux en pente bien montante sous des châtaignier un peu bas. On y est presque mais est ce qu’on passe. Je décide d’y aller en éclaireuse. Je monte regarde en arrière et décide que le bus passera, les branches basses sont les plus fines, je vais pousser plus loin mon exploration j’ouvre le portail en piteux état et là je me sens un peu perdu. La brume, des bottes de foins recouvertes de bâches noire, un vieux tracteur, un camion qui ne doit plus rouler, une bâtisse où il ne reste que les murs et le toit où l’intérieur est remplie de bazar, puis au bout du chemin un hangar avec un silo sur le côté de l’entrée. Bon allez on va chercher quelqu’un. Personne ne répond et avec cette ambiance bien grise un visage d’un vieux paysan grincheux et plutôt désireux de rester seul se forme dans ma tête. J’entre dans le hangar, la porte si on peut appeler ça une porte claque derrière moi et me fait sursauter moi et … des animaux… du coup surprise je sursaute une deuxième fois d’affiler. Il y avait 3 poneys, des chèvres, des poules, des coqs et des poussins. Bon j’appelle dans le noir mais il n’y a personne qui me répond. Bon allez je sors de là, je fais peur aux animaux. Je sors je ne vois rien d’habitable, normalement François m’a dit qu’il habitait sur place. Bon je retourne au bus, on téléphone et pas de réponse. Peut-être ne sommes nous pas au bon endroit mais il n’y a pas de raison. La boite au lettre est bonne et il s’agit bien là haut d’une ferme, il y a l’air d’y avoir du terrain et il y a des animaux. Je rappelle toujours personne. Nous décidons de stationner en bas du chemin tant qu’il n’y a pas de réponse même si nous devons dormir là de toute façon nous sommes plus en état de conduire pour aller ailleurs nous avons failli nous embourber déjà deux fois.

On décide d’attendre en bas. Nous avons enfin François au téléphone et il arrive, il m’a dit que de toute façon il habite sur place. Forcément il faut imaginé la tête que je fais. Il faut imaginer ce qu’il se passe dans ma tête avec l’imagination que j’ai… enfin bon quand même.

François arrivait la nuit était déjà tombée, on s’installa assez rapidement sur le côté du chemin comme ça on ne gêne pas pour le passage. Il fait nuit et il pleut un peu. On fait connaissance assez brièvement, les prénoms des enfants, ce qu’il fait, d’où on vient nous, bref, demain on y verra plus clair. Il nous invite tout de même si l’on veut à la traite des chèvres du soir. On verra bien. Malgré l’appréhension que j’ai eu en arrivant François nous ouvre grand les bras et ne ressemble pas du tout à un grincheux.

Le lendemain, effectivement on y voyait plus clair. Il faisait gris mais il ne pleuvait pas. Il faisait un gris clair et presque lumineux. On fait connaissance, son activité, sa vie, la notre, les enfants dont le contact s’est fait d’un coup ; ce sont des enfants. Quelque chose en arrivant ici s’est déclenché, nous étions destinés à nous arrêter ici, pour quelle raison ? Sa maison était en contrebas la veille j’y avais aperçu des décombres mais entre ceux là il y avait bien une petite maison habitable. Il y avait des travaux à faire certes mais il y avait cette petite maison. A nos yeux le terrain est magnifique, les animaux les enfants qui jouent François qui dégage une aura apaisante, on se regarde et on est content, on se dit qu’on sera bien ici pour quelques semaines. Surtout de au vu de notre dernier endroit où l’on avait voulu se poser là ici ça fait paradis. Quelques semaines de paradis pour se poser et installer notre appareillage pour l’hiver. Car nous sommes attendus aussi en Vendée pour début Décembre pour y passer l’hiver. On était au milieu de l’automne. Et nous sommes restés presque 4 mois…

Nous avons vécu avec un troupeau de chèvres quasi en liberté, qu’il fallait parfois aller chercher car elles s’en allaient trop loin. Nous avons appris à traire et à faire du fromage. Nous vivons avec des poules et coqs en liberté qui chantent la nuit si on a le malheur d’allumer une lumière dans le bus. Nous en avons mangé aussi. Il y avait aussi deux jeunes cochonnes laineux dans un grand enclos et un jour elles en sont sortis et n’y sont pas retournée de tout notre séjour, elles ont en fait des dégâts et vivaient au milieu du troupeau de chèvres. Puis les 3 ponettes. Nous avons fait des travaux de maçonnerie, du rangement, remplir, vider remplir vider au moins 10 remorques de cailloux et de terre ; que de bons souvenirs. Nous avons appris la vie de François et ça nous collait bien. Une belle connaissance qui nous a apporté de jolie et choses dans notre vie. Nous étions déjà pour l’apprentissage d’une vie simpliste et nous y avons ajouter grâce à François une vie authentique et vraie sans rien de superficiel. Nous arrivons à parler sans tabou.

Nous avons aimé François et ses enfants, nous avons fait de super visites de la région de la Dordogne, un patrimoine beau et riche.

La maison forte de Reignac

Nous avons aussi pensé à rester, cet endroit respire la plénitude et donne envie de donner ses œuvres et ses heures. Mais nous sommes habités par le désir de découvrir tout les horizons. Alors nous décidâmes de mettre une date butoir de départ. De profiter du lieu comme en peut tout en sachant qu’un jour on partira.

Les produits de la ferme

Nous avons passer un séjour entier sous la pluie de l’automne et de l’hiver. Mais nous n’avons pas retenu ça. Nous avons installé un poêle sous la pression de François qui disait qu’il fallait se presser c’est une question de jour avant le froid. Et puis ça nous fera du bien. « ???? » Nous y avons passé d’agréables moments en famille et en amis. Des apéros aux divers anniversaires, des fêtes d’hivers, ou simplement pour le partage avec du pain, du fromage, du soda, du vin, de bonnes tasses de tchaï et des légumes du marché à croquer.

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La route en cadence

Nous avons quitté le nid d’été de l’Hérault pour faire une halte dans le Tarn vers Albi.

En quittant le nid nous sommes repassé par le lac du Salagou qu’on a vraiment aimé. Cette fois ci nous y sommes restés 3 jours. Balades, baignades, et en cadeau une morsure d’origine inconnue (mais peut-être araignée) qui a fait un peu gonfler la main. Le lac du Salagou nous plaît énormément. Son paysage aux couleurs vives rougeoyantes contrastants avec la couleur du lac et de la verdure ; c’est simplement dépaysant. Nous nous sommes posés là bas comme à un repos avant la course.

Lac du Salagou

Pour la suite, il fallait une suite donc tracer une route à suivre. C’est toujours un peu compliqué. Il faut que la destination ne soit pas trop loin car le chauffeur à une endurance de une heure environ pour qu’elle soit prudente. Il faut aussi qu’il faut qu’elle soit accessible pour la taille de la bête et qu’elle plaise. Promenade, visites, parc etc… Bref à chaque fois l’examen de la route se fait via la carte et ensuite via internet et ensuite examen de la destination. Je suis notée attention ais-je réussi mon contrôle ou pas. A chaque parcelle où la route sera compliquée ou délicate je perds un point, alors pourvu que la destination soit bonne.

A chacun son fardeau, moi la route lui la conduite. Mine de rien, une fois que la route est tracée c’est à son tour de jouer. Une fois que le bus est démarré il faudra aller au bout car les demis tour et les arrêts ne peuvent pas se faire partout. Et lui il a sous ses mains la responsabilité de la famille et de la maison. Donc vigilance à toute épreuves.

Et quasiment à chaque fois il en écoulera des tensions, soit sur l’heure du départ, soit sur la destination, la route, le temps qu’on y restera, le confort bref il y a de quoi discuter. Et dans tous ça ajouter un soupçon de brouhaha et l’absence de coopération de 4 enfants et la recette du chef est prête.

Arrivé sur place, il faudra s’accorder sur l’orientation du bus, puis sur la manière de le faire. Le bus enfin garé, chacun sa façon d’opérer. Si le plus petit ne dort pas (qui soit dit en passant généralement se réveille à la coupure du moteur) il faut qu’il sorte immédiatement pour voir quelle activité il fera. « voyons quelles frayeurs vais-je pouvoir faire cette fois-ci à mes parents ? » Pour Eden il va falloir qu’il vienne au plus rapidement coller maman de laquelle il a été séparé par l’espace d’un siège puisque souvent je me mets à l’avant pour aider notre chauffeur à atteindre la destination. Elliott quant à lui il faut qu’il assimile qu’il est dans un nouveau lieu et s’il pouvait le faire en dehors du couloir pour ne pas gêner la circulation ce serait pas trop mal, car il y a du mouvement et c’est petit ici. Moi je remets en place le nécessaire, la fontaine à eau, le garde manger, les toilettes, les bacs à eau pour laver les futures mains sales, car sinon j’aurais le droit « maman ! Je veux …. »

Ensuite viendra le moment du ; on fait quoi ? Il faut qu’on se mette d’accord. Certains s’étaient vu lézarder donc vont avoir du mal à adhérer à la proposition d’une visite, d’autres étaient plus partis pour activité donc idem, d’autres chialent simplement parce que à leur âge se permettent de faire ça sans être ridicules et sans raison. Moi généralement je ne suis jamais prête pour le on fait quoi. Partager entre l’excitation des petits qui va se transformer en colère, le devoir de faire l’école aux grands, l’envie de me promener et de rencontrer des gens et celui de raconter ma vie sur le blog. Aller ce sera visite. Ensuite on improvise jusqu’au prochain départ.

Nous avons dernièrement rencontré 2 métiers :

Un menuisier ébéniste à Camarès. un magnifique boulot et on ne peut pas le rater en se baladant dans le village, son atelier nous saute au yeux. Ses volets ses portes sa décoration extérieure porte la marque de son travail. Travail sobre mais raffiné et délicate tout en Douglas. Une discussion d’une heure sur le bois, le travail, la vie et son village.

Camarès

Une vitrailliste dans l’atelier de Marion à Vitrac. Elle confectionne artisanalement les vitraux mais surtout restaure à échelle humaine les monuments du coin. elle a pris le temps pour nous montrer comment son travail s’effectue, la minutie avec laquelle elle procède et la patience. Une discussion et découverte d’une heure et demie. Nous qui avons été séduit par la collégiale d’Uzès et la cathédrale d’Albi nous pourrons désormais avoir un oeil connaisseur sur les partie vitraux des monuments qu’ils soient églises ou d’ailleurs.

Le Sidorbe

Quand les destinations reçoivent 20/20, comme celle de Saint André de Valleborgne. Nous y restons généralement un peu plus de temps que prévu. Ou alors le Sidorbe qui plaît à tous. Pour moi ce fut un paysage magique, en fait j’avais l’impression d’être dans le dessin animé de la Reine des neiges, dans la famille de Kristoff les trolls rochers. Allaient-ils se reveiller ? Et moi quand c’est magique et mystérieux c’est tout bon. Eneko lui s’est donné joie de tout grimper, escalader se perdre au milieu des rochers. Elliott s’est testé : ses limites, ses capacités physique et téméraire (non). Les 2 petits eux ont pour leur part fait un gros cours sportif sur l’équilibre et la force. Rémy est un randonneur et les sentiers ne manquaient pas. Alors Oh Joie ! Ce lieu calme du mois de septembre nous a plus. Le seul bémol a été que les grands cherchaient un coin où se baigner. Sidorbe : ressource de granit et leçon sur la formation rocheuse de cette ressource.

Après avoir séjourner un bon moment à Orban d’où nous avons fait route vers le Sidorbe, nous sommes maintenant à Técou, à quelques kilomètres chez l’ancien propriétaire du bus. Des gens très généreux et gentils. Où je pense que nos yeux et nos esprits vont encore se remplir de découvertes. Déjà Elliott a conduit un tracteur. Quelle fierté il a eu !

De Técou nous y sommes restés 2 semaines environ. Nous y avons reçu les cuves à eaux propre, le prochain casse tête. Il a fallu vider toute les soutes pour y faire de nouveau un tri pour pouvoir y entrer nos cuves de 600L. Nous avons fait à partir de Técou des visites alentours. Dans une sérénité agréable. Est-ce l’expérience qui nous félicitait enfin. Nous avons pourtant visité des patelins perchés accessibles par des routes pas toujours simples. Nous avons commencé par Lisle-sur Tarn où nous avons passé 2 jours simple visite + parc. Les enfants étaient mélangés à d’autres ravi de profiter encore du parc avec la rentrée passée et ce dernier mois d’été. Nous avons ensuite visité Castlenau de Montmirail. De là on sentait les enfants un peu fatigués de visite de ville, les architectures et les ruelles les intéressaient beaucoup moins. Finalement nous avons compris que la rentrée étant faite, les villages sont vides, les jeux de pistes pour enfants fonctionnent plus puisque les boutiques estivales sont fermées et cela donne une image moins agréable et lasse les enfants. Pour autant on ne lâche pas l’affaire c’est le moment encore de flâner dans ces jolies ruelles quand l’été sera fini en effet elles n’auront vraiment plus d’attrait.

Puycelsi

Alors nous poursuivons vers Puycelsi où là l’activité fut la randonnée qui fut longue et pas facile avec ses dénivelés mais tous fiers de nos cueillettes de fin d’été et de l’épreuve sportive. La visite du village plu aux enfants. Celle-ci accueille des enfants de classe en visite alors les jeux de pistes sont encore fonctionnels. Et c’est vrai que le village avait de quoi nous écarquiller les yeux.

Ensuite nous avons fait route vers Bruniquel où la pluie fit son apparition. Dommage le village en fut un peu pénalisé mais nos yeux avertis ont tout de même trouvé de quoi se régaler. Et puis nous sommes venus ici pour visiter le château, qui fut franchement intéressant, pour tout le monde.

Bruniquel

Après avoir passé ces quelques jours à rouler et rouler et visiter, marche arrière, un tour en scierie pour refaire le plein de copeaux de bois pour nos toilettes sèches, direction magasin pour refaire le plein, ce fut très pénible et d’ailleurs le soucis de se garer en sera très souvent ainsi. Retour à Técou où l’on profite en se posant un peu et pour faire de menus bricolages pendant que les enfants profite d’un grand jardin pour jouer au kart, au ballon, au trampoline et aux chamailleries.

Après avoir partager un bon repas avec nos hôtes nous quittons le lieu pour sortir du département et flirter entre le Tarn et Garonne et le Lot. Direction vague vers Fumel. Nous sommes passé par le MontAigual où il y a un observatoire du ciel. Nous nous sommes régalés car le ciel était clair. Le seul hic ce qu’il faut savoir c’est que c’est encore mieux quand la lune n’éclaire pas. Mais nous avons vu quelques galaxies et étoiles intéressantes. GAP 47

Gare de Beynac-Veyzac

Nous devions partir en direction de la Dordogne afin de la découvrir tranquillement. Mais finalement nous partons vers le Lot afin de faire quelques travaux pour préparer l’hiver et nous mettre enfin autonome en eau dans un camping où apparemment nous serons tranquilles pour le nécessaire électricité et eau contre une modique somme. Ensuite nous devrions être bien pour visiter la Dordogne ; le Périgord sera à nous. Sans oublier que nous sommes passé par un bonhomme vraiment passionné du potager surtout des citrouilles. Un coin tout juste magique digne d’un animé.

Il n’en sera pas ainsi. Dans le camping nous ne nous sentons pas bien, pas à notre place et gênants. Nous voulions aider mais la situation est compliqué. Après une semaine nous partons et devons presque la même sommes que ce qui était prévu sur un mois. Bon certes il faut passer aussi par des mauvaises histoires pour apprécier les bonnes. Et l’avantage d’être nomade c’est d’être libre là ou ailleurs.

Nous décidons de faire quelques routes encore avec notre Banane roulante. Nous passons par Lacave pour visiter Préhistodino qui a été vraiment ludique. Les enfants après une visite de plus d’une heure ne se sont pas lassés, il faut quand même porter le dernier pour qu’il soit à hauteur de tout voir. Et comme il est curieux… Nous allons fêter Halloween à Lavergne au Labyrinthe du Minotaure. C’est une sortie très instructive hors halloween nous l’avions déjà faite. Si vous voulez visiter le Lot pourquoi pas terminer par ça pour savoir si vous avez tout suivi. Puis nous resterons 2 jours à Rocamadour. Bah oui ! Quand même nous avons vécu dans le Lot mais nous ne sommes jamais allés visiter Rocamadour. 2 jours qui tombent pile poil car ils sont en travaux et pour le coup les parkings sont gratuits, mais attention dès 2020 ils seront tous achevés et là ça pique, prévoir au moins 10€ de parking et sans une seule borne d’eau à ce qu’on a vu, les fontaines étaient fermées. Sinon le coin est très relaxant et merveilleux.

Rocamadour

Et nous nous dirigeons enfin vers la Dordogne. Nous avons un point de chute. Un quelqu’un que quelqu’un nous a conseillé. Nous comptons y rester un peu entre travaux et visite, mais ne pas encombrer trop longtemps. Nous ne savons pas encore que nous allons rester un peu plus longtemps. Car affinités et découvertes seront en harmonie. Je vous raconte ça là.

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Gros comme un camion

Mes sales gosses ou mon mec à la con 🙂

Pourquoi je lui dis de vider le reste du biberon dehors, et forcément il va le vider à l’entrée de la maison (le bus) là où on mettra le pied.

Le bus est de travers fais pipi assis… Je t’avais dis de faire pipi assis ! Merde !!!

Quoi ?! Mais vas-y bats le tant que t’y es ! Ça fait une heure que je te dis de lui changer la couche. Tu trouves étrange maintenant qu’il y en ai partout !

Oui c’est vrai je râle je préfère prévenir que guérir. Mais vas-y toi guéris maintenant !

Je suis grosse !!! T’y es peut-être pour quelque chose mais je te dirais pas quoi !

Laisse moi tranquille je te l’avais dit. Papa aussi sait mettre des pansements

Tu te laves les mains avec l’eau de potable filtrée. Mais oui bien sûr !

En fait tu laves la table avec une éponge sale là !

« Maman tu fais quoi à manger ? – De la merde pochée, j’espère que t’a faim! »

T’as raison toi ! Il y a des règles mais t’es pas obligé de les suivre toi !

Ah ! T’es prêt toi ! Mais oui tiens allons-y, chacun pour sa gueule on verra qui sera puni d’un oubli.

Tu ne le trouves pas, tu râles et râle encore ! C’est chiant et t’es le seul au monde à qui ça arrive. Gueule encore peut-être qu’il apparaîtra.

Tu n’as pas envie de faire la vaisselle, Ah ouais j’avais oublié qu’à moi c’était ma passion !

« Ramasse s’il te plait tu n’arrêtes pas de buter dedans » … « C’est pas toi qui l’a fait tomber ?… Ce soir c’est moi qui fait à manger donc c’est seulement moi qui mangera ! » Gggrrrrr

Tu ne vois pas la différence entre un slip sale de merde à changer tout les jours et ton pantalon tâcher par de la boue ?! Tu n’as qu’à les mettre près de ton oreiller ce soir tu comprendras peut-être.

Il y a de l’eau qui dégouline là en fait ! Parce que en fait le rideau dans la douche ce n’est pas que pour décorer !

Tu veux bien aller vider tes bottes elles sont pleines de sable. …. MAIS NON DEHORS !!!! Mais t’es sérieux ?!

Pourquoi je râle ! Parce que je suis heureuse de ramasser vos jouets de merde qui vont finir à la poubelle.

Des fois il y a des gros pétages de plombs dans ce bus

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Vie à bord

Nous vivons dans le bus depuis maintenant 7 mois. Nous sommes sur les routes depuis 3 mois. On peut dire que l’on s’est acclimaté.

La vie à bord d’un véhicule roulant est une aventure. Car le choix a été de vivre dans une maison d’environ 24m2 pour nous 6. Ensuite cette maison roule et nous entendons utiliser ses roues et quitter le domicile fixe, confortable et rassurant. De plus nous n’allons pas simplement rouler pour aller ailleurs nous allons aller dans plusieurs ailleurs. Le but étant de connaître d’autres horizons et aussi d’autres mode de vie. Dont le notre qui sera une vie nomade.

Nos enfants sont jeunes au départ 1 an, 2 ans, 6 ans, et 9 ans. 3 feront l’école à la maison dès la rentrée prochaine. 1 en maternelle, 1 en Ce1 et le plus grand en Cm2. Ça aussi c’est nouveau, enseigner. Je pense avoir une bonne pédagogie mais entre penser et le faire ce n’est pas pareil.

Nous sommes en route pour une durée déterminée à 2 ans. La suite ce sera selon ce qui adviendra. Mais dans le cas où il y a normalement rescolarisation des enfants nous souhaitons rester proche du programme. Alors là le souhait nous donne du fil à retordre. Car se dit-on : pourquoi pas enseigner selon ce que l’on vit. Eh bien c’est facile à dire mais inventer un cours adapté au 2 niveaux et le dérouler comme ça dans la journée pendant une période où tu es censée être disponible pour toutes éventuelles question. C’est un peu difficile à suivre, il faut l’expérience et un cours ça se prépare. Au bout de 3 mois d’excuses, de bricolages, de remise au lendemain et autres détournements du travail, on en revient à dire : Ok il faut s’y mettre. Alors on plonge dedans. Manuels scolaire pour les 2 et on prépare les cours et on vise la régularité. Avec de la chance je note au crayon à papiers quelques exercices à faire lorsque parents non disponibles et parfois ils sont faits : MIRACLE !!!

Sérieusement c’est compliqué cette histoire car tout le monde doit se motiver. Et les enfants, et les parents. Alors à nous de préparer un cours adapté, intuitif et ludique pour eux. Après tout, l’avantage d’être seuls élèves des parents c’est que nous les connaissons, nous savons ce qui les amusent et surtout il n’y a pas de contraintes (presque). Dans tout ça apprendre devient amusant. Jusqu’à ce que les petits frères s’y mêlent. Et oui ! Au bout d’une heure il faut bien que les petits viennent voir ce qui retient tellement les grands frères. Alors pendant les dernières minutes où l’on ne peut pas quitter le travail comme ça, le travail devient bataille, devient fouillis, devient inutile. Et là on compatis avec les professeurs d’écoles qui doivent faire avec tout les caractère et comportements des 25 élèves. BRAVO ! Ceci étant c’est agréable de se dire que c’est toi qui instruit ton enfant. Car nous choisissons tout même sur quoi s’attarder ou non et aussi que introduire en plus ou pas.

Ensuite la vie commune dans le bus est une bataille pour tout le monde. Dans la famille on a certains qui ont toujours besoin de coller les autres, un qui n’aime pas être seul, un autre qui aime se trouver seul dans son coin, un autre qui aime partager ses expérience un autre qui aime simplement les vivre seul, des petits, des grands, des adultes avec chacun sa tolérance et ses limites. Dans un espace limité.

Alors faire à manger est une grande adaptation façon miniature de la cuisine d’une maison normale. Celui qui, à partir du moment où tu te diriges vers le plan de travail demandera à manger est fidèle au poste. Que ce soit parce que tu mets un verre dans l’évier, que tu fasses la vaisselle ou ranges, ou découpes des légumes. Quant à celui qui surveille la moindre miette, morceau ou autre qui peut être chipé est là aussi, donc nous voilà 3 dans 2m2. Donc il faut apprendre à faire à manger sous les cris indignés de famine et très souvent faire participer la confection du repas quitte à ce que cela prenne 30 minutes au lieu de 10. Ce que je faisais avant mais rarement. « Rapidité et efficacité oblige » étaient des mots très courant dans mon vocabulaire d’avant ce changement.

Comme notre maison est petite nous avons facilement les yeux les uns sur les autres. Rien ne peut être fait en cachette ou presque. Alors à 4 garçons,… que représente la figurine de super héros? ou la carte de collection? ou même la voiture rouge qu’on avait perdu de vue ? Elle représente un vrai TRÉSOR ! Surtout aux yeux des petits et malheureusement au détriment des grands qui commençaient à se raconter des histoires seuls dans leur coin bien tranquillement. Alors il faut apprendre à partager plus souvent les jeux et l’adapter pour qu’il soit collectif finalement, la tranquillité ne sera pas pour cette heure-là.

A la moindre pagaille les parents s’agacent. Oui parce que l’espace est petit et les enfants ne se rendent jamais compte du bazar que cela fait et peut engendrer si on laisse comme ça. Donc rajoute encore de l’agacement cette attitude d’aveugle. Nous somme obligés de tous mettre la main à la pâte pour que le rangement soit fait alors apprendre à tout le monde comment ranger et c’est fatiguant. Parfois la facilité serait de les mettre dehors pour ranger tranquillement ce mini chaos.

Apprendre à écouter les autres est tout un vrai apprentissage. Dans ce lieu si mini, les boudeurs à leur façon se multiplie. Certains se replient sur eux même d’autres râlent à faire vibrer le bus, d’autres embêtent jusqu’à épuisement. Cet habitat où nous sommes les uns sur les autres peut vite faire passer un seul boudeur à 3 ou 5 c’est assez contagieux. Heureusement tout comme son inverse la joie surtout si l’origine du départ veut que tout le monde en profite. Nous apprenons je pense plus rapidement à faire des concessions, à pardonner plus rapidement, parfois à laisser couler l’eau. Mais aussi pourquoi pas finalement à comprendre. Pourquoi boude t-il ? Si on peut éviter ça la prochaine fois. C’est vraiment juste à cause de la cuillère ? ou alors parce que il avait envie de se promener ce matin, mais les autres traînent au petit déj ? parce que il s’occupe toujours de cette même tâche? parce que il voulait un câlin simplement ? personne ne l’aide à trouver son livre etc… Vivre autrement que le rythme métro boulot dodo, ne nous donne pas entière disponibilité aux enfants. Peut-être d’ailleurs heureusement pour eux. Mais cela est finalement aussi frustrant et même autant de culpabilité que dans la vie d’avant. Car finalement nous avons estimé que vivre ainsi nous livrerais du temps pour eux pour nous. Mais nous restons parents de 4 enfants, et un couple à entretenir, une vie à faire. Ce qu’il faut apprendre là c’est la base : d’apprendre à prendre le temps. Je vous l’expliquerais autrement là. Vivre pleinement serait le meilleur apprentissage pour nous.

Partager nos centre d’intérêts. Balades, randonnées, visites, connaître ? Tout ça est différent et amène parfois des colères silencieuses ou non de ce que l’autre attendait ou pas. La communication reste le meilleur moyen de partager les lieux et découvertes en toute égalité ou du moins en toute conscience, mais comme un peu partout, la communication se fait grâce à la disponibilité que se donne l’un à l’autre et même dans notre vie elle n’est pas tout le temps présente. Parfois la route d’un lieu à un autre se fait rapidement. Il suffit qu’un membre n’a pas eu le temps de s’adapter, ou de se faire une idée de ce qu’il pourrait bien y faire que l’autre « impose » déjà quoi faire. L’idée de la randonnée est peut-être bien celle qu’il aurait choisi mais qu’elles étaient les autres possibilités? Pourquoi n’a t-on rien proposé d’autres ? C’est peut-être pas ce que je veux faire. Mais en famille arrivé à un endroit parfois il faut prendre vite la décision sinon le troupeau de diablotins se met en branle et nous n’y pouvons plus rien en faire et bien sûr le créneau de la sieste reste une des grosses contraintes.

A savoir que même dans notre mode de vie où certains pensent que nous avons toute la disponibilité du monde et du temps et ben non nous arrivons aussi à être indisponible et nous aussi on culpabilise parfois de ne pas l’être. Nous sommes parents comme ceux qui veulent toujours bien faire. Ne pas oublier que être parent c’est aussi ne pas être parfait.

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Les activités de grands

Année 2020

Décidemment les skates park restent la meilleure sortie et puis maintenant il y a des streetjump.

Saint Denis sur Sarthon

Et les zoos qu’on s’autorise à visiter, ceux auquel on expliquera pourquoi aux enfants nous n’apprécions pas les zoos. Nous donnons notre avis en leur faisant part.

Et les premières créations solo culinaires. Mais surtout les gâteaux.

le premier moelleux au citron une tuerie !!!

Hiver 2019

Vivre auprès des chèvres c’est découvrir la traite, boire le lait frais des chèvres, voir des chèvres malade aussi et avoir de la compassion, et dire que c’est ainsi quand l’une d’elle part. Faire la différence entre un bouc et une chèvre. Les respecter aussi, elles sont plutôt agréable à vivre mais très têtues.

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Faire du sport lieu de prédilection les skate park

Nous aimons visiter les villes et avons eu la chance de découvrir les beaux marchés de noël et leur ville illuminées à l’occasion des fêtes des fins d’année. Aurillac, Périgueux, Sarlat la Canéda, et Bergerac. Et nous vous conseillons quelques choses, les rares musée ouvert encore en cette saison ça vaut plutôt le coup, on est bien tranquille dans le musée. Nous avons même visité un le 31 Décembre c’est chouette !

Le foie gras que nous n’aimons pas mais on aime les oies.
Chaque carte est bonne pour 2 années et coûte 16€

Août 2019 : Nous avons fait l’acquisition d’une carte des étoiles quand nous avons visité le Mont Aigoual, site météorologique dans les Cévennes. Nous avons appris alors à regarder le ciel la nuit et y découvrir les différentes constellations. Ce n’est pas facile car il faut comprendre les grandeurs qui sont très différentes de la carte puisqu’elle est condensée.

Aujourd’hui une des activités préférée d’Elliott. Sur un arrêt de route à Ferté Saint Aubin avec maman on va fabriquer un calendrier d’anniversaire. Mètre, perceuse, crayon, bois, couteau Etc…

Nous avons décidé de nettoyer le jardin dans lequel nous sommes hébergés. En plus trop bien cette pince !
A la ferme au fil des saisons, on décide de faire du vélo pour aller voir plusieurs fois les animaux, mais les petits frères se mêlent de tout !
Notre première initiation au télescope, nous avons pu observer la lune, elle est magnifique ! Des gros cratères et ils sont beaucoup.

Apprendre à s’orienter avec la boussole, faire du vélo, utiliser un talkie-walkie, entendre de l’allemand, ne pas oublier de charger sa lumière solaire, faire la vaisselle, la balançoire, nous adorons découvrir les constellations et les retrouver, inventer des rébus, lire d’ailleurs beaucoup. Tout n’est pas pris en photo car nous profitons beaucoup des instants et nous ne nous arrêtons pas pour la photo où en plus souvent l’appareil est pas sur nous.

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A votre attention

Je ne suis pas une experte en blog. Je fais ces rapports pour vous montrer ce que l’on vit et pour partager. Pour laisser une trace aussi. J’aime écrire. Cela restera cependant un blog sommaire je pense, car que je m’explique. Je vis le présent (du moins j’essaye au plus) donc les événements, les bons moments les belles choses ne seront pas toujours en photos car je n’ai pas toujours l’appareil sur moi et je ne m’arrête pas forcément pour la pause photo. Cependant je tiens souvent à vous retranscrire ce que je vis. Alors je vais là dessus essayer d’être plus rigoureuse. Ma vie est simple il n’y aura pas de sophistication au travers des belles photos retouchées, elles seront prises sur le tas si l’appareil se trouve sous les mains. Pas de publicité à l’image, on restera sobre.

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